PAS FACILE DE GARDER SON SANG-FROID AVEC LES ENFANTS.DES TRUCS POUR Y PARVENIR!

Comment garder son sang-froid?

Quand vous sentez la colère monter en vous, plutôt que d’exploser

devant votre enfant, vous pourriez vous éloigner un instant et poser

des gestes qui feront baisser votre tension. En plus de vous calmer,

vous montrez à votre enfant qu’il y a des façons saines de gérer la

colère. Voici quelques trucs qui vous aideront à vous maîtriser et à

vous détendre : Quand vous êtes en colère, il est important de faire

passer la sécurité de votre enfant en premier. Si vous devez vous

éloigner pour vous calmer, assurez-vous de le laisser à quelqu’un de

confiance.

– Modifiez le dialogue dans votre tête. Par exemple, au lieu de

penser : « Je ne suis plus capable! », dites-vous plutôt : « Je vais me

calmer avant de réagir. »

– Comptez jusqu’à 10, respirez profondément ou buvez un verre

d’eau.

–  Rappelez-vous un moment de bonheur ou de tendresse vécu avec

votre enfant. Ce souvenir libère dans votre cerveau de la dopamine

et de l’ocytocine, des hormones de bien-être qui vous calmeront.

Donner un câlin à votre tout-petit produit le même effet.

– Changez-vous les idées, en écoutant de la musique par exemple.

– Changez de pièce ou sortez quelques minutes, mais assurez-vous

avant que votre tout-petit est en sécurité.

– Téléphonez à votre partenaire, à un ami etc.

– Écrivez au sujet de ce qui vous a mis en colère. Vous pouvez aussi

dire à votre enfant que vous êtes en colère et lui expliquer ce que

vous comptez faire pour vous calmer. Par exemple : « Ouf, je sens

une boule de colère qui monte en moi, j’ai chaud et mon cœur bat

rapidement, je vais compter jusqu’à 10 pour me calmer. » Lorsque

vous dites à votre enfant ce que vous ressentez, il apprend comment

reconnaître et nommer ses émotions. Surtout, évitez les gestes

violents (ex. : jeter un objet contre le mur ou taper du poing sur

quelque chose), car cela ferait peur à votre enfant et alimenterait

votre colère au lieu de vous calmer.

À essayer aussi

Lorsque vous vous mettez en colère, votre corps produit du cortisol

et devient tendu. Pour libérer cette tension, bouger est un moyen

efficace. Vous pouvez par exemple courir sur place, sauter ou

danser. Si vous ne vous sentez pas à l’aise de le faire, vous pouvez

joindre vos mains devant votre poitrine, prendre de grandes

inspirations et presser vos mains l’une contre l’autre à chaque

expiration. Vous pouvez aussi appuyer vos mains sur un mur et, à

chaque expiration, pousser fortement dessus. Après 1 ou 2 minutes,

vous devriez vous sentir moins tendu et prêt à interagir plus

calmement avec votre enfant.

Pourquoi un parent se met-il en colère?

Avant tout, il est important de vous demander si le comportement

de votre enfant est véritablement à l’origine de votre réaction de

colère. Pour le savoir, demandez-vous si vous réagissez toujours de

la même façon lorsque votre tout-petit adopte un certain

comportement (ex. : chaque fois qu’il pleure). Généralement, la

réponse est non. Votre humeur, votre niveau d’énergie, votre

journée de travail et l’accumulation de petits stress influencent

grandement vos réactions envers votre enfant. Pour cette raison,

prenez le temps de comprendre vos réactions. Cette réflexion vous

permet de déterminer des moyens pour travailler sur le réel

problème et ainsi diminuer les risques que la situation se

reproduise. Par exemple, si vous perdez souvent patience en fin de

journée, il est possible que ce soit parce que votre esprit est encore

au travail ou occupé à prévoir le souper, alors que votre enfant est

dans le moment présent (ex. : « J’ai faim! », « Joue avec moi! »,

etc.). Comme votre niveau de tension est déjà élevé, la moindre

opposition de votre tout-petit peut vous mettre en colère. Si c’est le

cas, soyez honnête avec votre tout-petit. Vous pouvez par exemple

lui dire : « J’ai perdu patience quand tu as refusé d’aller prendre ton

bain, mais ce n’est pas de ta faute. J’ai eu une dure journée au

bureau. Je suis désolé de ma réaction. » Pour éviter cette situation,

vous pourriez prendre 5 minutes au retour à la maison pour vous

faire un gros câlin familial. Ce moment vous ramènera dans l’instant

présent, vous apaisera en plus de vous donner l’énergie nécessaire

pour poursuivre le reste de la soirée.

Quand demander de l’aide?

Si vous sentez que vous ne pouvez pas dominer vos accès de colère

ou si vous pensez que vous risquez de blesser votre enfant,

physiquement ou affectivement, communiquez rapidement avec

un conseiller.

Faut-il s’excuser à son enfant?

En raison de son cerveau immature, votre enfant pense que tout est

centré sur lui. Ainsi, lorsque vous vous fâchez, il croit qu’il est

responsable de votre réaction et que vous ne l’aimez plus. Si vous

avez réagi trop fortement devant votre tout-petit, il est donc

préférable de vous excuser et d’admettre que vous n’auriez pas dû

vous emporter. Lorsque vous vous excusez à votre enfant, mettez-

vous à sa hauteur et regardez-le dans les yeux. Il comprendra la

sincérité de vos excuses. Vous pouvez par exemple lui dire : « J’étais

très en colère tout à l’heure. C’est pour ça que je suis allé dans la

salle de bain pour respirer, me calmer et mieux réfléchir ensuite. »

Votre enfant comprend alors que vous faites des erreurs vous aussi

et que vous êtes capable de les reconnaître. De plus, quand vous

vous excusez, vous devenez un modèle pour votre enfant. Il voit que

vous mettez en pratique ce que vous lui enseignez, comme nommer

ses émotions et trouver des moyens pour se calmer. Présenter des

excuses à votre enfant ne nuira pas à votre autorité. Au contraire,

cela peut apaiser votre enfant et renforcer votre relation avec lui. Si

votre enfant a vraiment fait une bêtise ou s’il a eu un comportement

que vous n’acceptez pas, profitez du moment où vous vous excusez

pour lui expliquer calmement ce qui vous a mis en colère. Après

vous être excusé, prenez le temps de faire des câlins à votre enfant

ou de jouer avec lui afin de rétablir le lien entre vous.

À retenir

– Lorsque vous êtes en colère, il est impossible d’adopter un

comportement éducatif réfléchi. Calmez-vous d’abord et intervenez

ensuite.

– Après vous être fâché, il est important de rétablir la « connexion »

avec votre enfant par des gestes d’affection ou une période de jeu.

– Réfléchissez à ce qui a réellement déclenché votre colère et prenez

des mesures pour y remédier.

 

Source: naitreetgrandir.com,Afriquefemme.com

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