MA SŒUR, MON FRÈRE, RETIENS TA LANGUE!

En Islam, nous nous devons d’avoir un comportement exemplaire, envers notre famille et les membres de notre communauté. Un comportement bienveillant, juste et complaisant.

Je vous propose de re découvrir ce magnifique rappel, afin de méditer et de nous améliorer. Cependant, la nature de la femme l’a pousse parfois à commettre des actes blâmables, bien loin de l’image que nous recommande l’Islam. Aussi, il existe des péchés que la langue peut commettre, les paroles de mécréance, puis le mensonge, les plaintes ou encore la divulgation des secrets. La médisance en Islam fait également partie de ces mauvaises actions.

Qu’est-ce-que la médisance en Islam ?

la médisance en islam

L’Imam An Nawawi a dit: « La médisance consiste à dire de quelqu’un ce qu’il détesterait entendre, que cela concerne son physique, sa religion, sa vie d’ici-bas, sa personne, son comportement, ses biens, ses enfants, son épouse, son servant, ses agissements, son humeur, ou tout ce qui comporte un mal, que ce soit une parole, une image, ou un signe. »

Vos vies, vos biens, votre honneur sont sacrés

Ensemble, découvrons concernant la médisance en Islam un extrait de  la parole de Umm ‘Abdillah Al Wadi’iyya, cheikha et fille de notre éminent savant Cheikh Mouqbil Ibn Hadi Al Wadi’i, qu’Allah lui fasse miséricorde.

La définition de la médisance se trouve dans le hadith rapporté par Muslim (2589, 4/2001) […] d’après Abu Hurayrah : le Prophète, salalahu alayhi wa salam, a dit : « Savez-vous ce qu’est la médisance? » Les compagnons dirent : « Allah et Son prophète en savent plus que nous. » Il dit : « C’est le fait de parler de ton frère d’une façon qui ne lui plairait pas. » Certains demandèrent : « Qu’en penses-tu, si ce que tu dis de mon frère est vrai ? » Le prophète, salalahu alayhi wa salam, répondit : « Si ce que tu dis sur lui est vrai, tu te seras rendu coupable de médisance. Mais si ce que tu dis sur lui est faux, tu l’auras alors calomnié (bahattahu). »

Concernant le passage  » Tu l’auras alors alors calomnié ( bahattahu) » , An Nawawi a dit dans Sharh Muslim (16/ 142) : « […] Ce verbe est de la même famille que le mot « Buthân » qui signifie  » le faux ». 

Médire peu ou médire beaucoup est tout aussi interdit. On trouve dans les Sunnans d’Abu Dawud que ‘Aishah dit un jour : « Ô Messager d’Allah ! La petite taille de Safiyah n’est pas le moindre de ses défauts… » Le prophète, salalahu alayhi wa salam, répondit : « Tu viens de prononcer une parole qui, si on la mélangeait à l’eau de mer, l’aurait polluée. » Hadith authentique 

Al-Bukhârî et Muslim rapporte d’après Abû Bakrah que le Prophète, salalahu alayhi wa salam, a dit : « Vos vies, vos biens, votre honneur sont aussi sacrés que ce jour-ci, en ce lieu-ci, en ce mois-ci. » 

At Tirmidhi rapporte dans ses Sunans d’après Ibn ‘Umar : Le prophète, salalahu alayhi wa salam, gravit les marches du minbar et [nous] interpella d’une voix retentissante : « Ce message est adressé à tous ceux qui ont prononcé l’attestation de foi par la langue, mais sans que la foi n’atteigne encore leur cœur : ne causez pas de tort aux musulmans, ne vous moquez pas d’eux, et n’épiez pas leurs erreurs. Quiconque épie les erreurs de son frère, verra Allah épier ses erreurs en retour. Or quand Allah épie les erreurs de quelqu’un , Il dévoile alors ses péchés aux yeux des gens, même si celui-ci les a commis chez lui. »

Abu Dawud rapporte dans ses Sunans d’après Anas Ibn Malik que le prophète, salalahu alayhi wa salam, a dit : « Lors de mon ascension nocturne , je vis des gens aux ongles de cuivre avec lesquels ils se déchiraient le visage et la poitrine. Je demandai: « Qui sont ces gens, Ô Jibril? » Il me répondit : « Ce sont ceux qui mangent la chair des gens et portent atteinte à leur honneur. » » 

Al Hafidh Ibn Kathîr a dit dans son exégèse (4/215) : « Les savants sont unanimes concernant le caractère illicite de la médisance, aucune exception n’existe à ce sujet, sauf dans le cas où l’intérêt (de la médisance l’emporte [sur les dommages qu’elle pourrait engendrer], comme c’est le cas dans  la science de la critique [des rapporteurs de hadith], ou lorsque l’on veut prodiguer un conseil. Ces exceptions sont illustrées par le hadith où un hypocrite sollicita une assise avec  le Prophète, salalahu alayhi wa salam. 

Le Prophète, salalahu alayhi wa salam, répondit : « Faites-le entrer… quel mauvais confrère ! » Ou bien lorsque le Prophète, salalahu alayhi wa salam, dit à Fâtimah bint Qays [qui venait s’informer auprès de lui de] Mu’âwiyah et Abu Al-Jahm qui l’avaient demandée en mariage : « Mu’âwiyah est tellement pauvre qu ‘il n’a pas un sou. Quant à Abû Al-Jahm, il se rend trop souvent coupable de violences conjugales. » Il en est de même pour toutes les situations exceptionnelles de  ce genre. Mais la règle de base est que la médisance est absolument interdite. «  Fin de citation.

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