“LA HIJAMAH A ÉTÉ LA CAUSE DE LA GUÉRISON TOTALE DE MA MALADIE RARE”

J’ai une maladie rare, un Nævus bleu (…) Je me suis prise, de plein fouet, les insultes racistes, les regards de travers,  les convocations pour savoir si je n’étais pas une enfant battue (…) Je ne voulais qu’une chose ; disparaître tellement ma vie était un enfer au quotidien. (…) Je suis tombée sous le charme, si l’on peut dire, de la hijama. Puis un jour, je me suis décidée à tester (…)

Tels sont les mots forts et touchants employés par notre soeur H, qui a souhaité garder l’anonymat. Un témoignage poignant et émouvant d’une soeur afin de nous faire partager, tout au long de son histoire, des messages d’une grande beauté et de donner l’espoir à toutes nos sœurs malades, qu’un jour la guérison arrivera incha a Allah. La hijama a été pour elle, la cause de son rétablissement et nous louons Allah pour cela.

 Nous lui laissons donc la parole et nous demandons à Allah la guérison de tous nos malades.

Peux-tu te présenter ?

Bismillahi-rrahmani-rahim

As salam alaykoum,
Je me présente, je m’appelle H, j’ai à ce jour 30 ans.
Je tenais à faire un petit témoignage sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur la médecine prophétique en particulier la hijama.

Raconte-nous ton histoire…

Pour expliquer mon cheminement, je dois faire un petit flash-back dans mon passé.
Je suis d’origine tunisienne et je suis née en France en 1986 (des détails qui auront de l’importance par la suite) .
A la naissance tout allait bien, ou presque. Ma mère a constaté une petite veine bleue assez apparente du côté de l’œil droit. Les médecins l’ont rassuré lui disant que ce n’était rien.
Sauf que voilà ! Trois mois plus tard, je me retrouvais avec une tâche bleue voire noire tout autour de l’œil droit.
Ma mère a fait le tour des hôpitaux en France,  et ils ne savaient pas ce que c’était.
En Tunisie, pire on lui proposa des pommades qui finirent par me brûler la peau, ou des opérations destinées à inciser et gratter sous la peau.
Ma mère refusa.
Après plusieurs allers-retours entre la Tunisie et la France, nous avons fini par nous installer en Tunisie.
Les années ont passé et en 1996 j’avais une dizaine d’années,  nous sommes retournés en France .
Mon cauchemar débute ici.

Qu’entends-tu par “cauchemar” ?

Je me suis prise, de plein fouet, les insultes racistes, les regards de travers,  les convocations pour savoir si je n’étais pas une enfant battue.
J’étais une enfant,  je n’y comprenais rien.
Ma mère ; qu’Allah me la garde à continuer à faire le tour des hôpitaux.
C’était de pire en pire !
Je me retrouvais tel un phénomène de foire, un professeur et ses élèves autour de moi.
J’étais un cas d’école ! Un cas à part ! Je ne voulais qu’une chose ; disparaître tellement ma vie était un enfer au quotidien.
Sortir était devenu pour moi un supplice.
Jusqu’au jour où un médecin réussit à mettre un nom sur la cause de mes souffrances.

De quoi souffrais-tu ?

guérison par la hijama

J’ai une maladie rare, un Nævus bleu ou nævus d’Ota.
Une tumeur pigmentaire qui touche 0,1 % de la population mondiale.
De là, j’ai entamé un traitement assez contraignant ; des séances de laser.
Sous anesthésie générale, le laser vous donne des sortes de coup de jus littéralement.
S’en suivit plusieurs jours de cicatrisation ; un contour de l’œil aussi ensanglanté et enflé comme après un combat de boxe. Des douleurs, la tête qui tourne. Je ratais également l’école.
J’ai subi cela plusieurs années.
Jusqu’au jour où le médecin m’annonce qu’il ne pourrait plus pratiquer sous anesthésiste générale.
J’étais trop jeune et j’avais déjà testé en anesthésie locale. La douleur était insupportable.

Comment t’es-tu dirigée vers la médecine prophétique ?

Les années passèrent et je m’étais plus ou moins accommodée de ma tâche, je ne la cachais pas.
J’en souffrais moins mais un peu tout de même !
Je m’étais, alors, accrochée à la religion.
J’ai découvert au fil des lectures les traitements prophétiques.
Je suis tombée sous le charme, si l’on peut dire, de la hijama.
Puis un jour, je me suis décidée à tester.
Après avoir cherché et trouvé une sœur diplômée, je me suis lancée.
Au départ, je soignais des soucis d’estomac mais une voix intérieure me disait : “Demande à la sœur de pratiquer la hijama sur ta tâche.”
Au départ la praticienne n’osât pas, il fallait qu’elle se renseigne, ma maladie étant méconnue.

Et que vous dire sinon qu’Allah est Grand et Généreux.
Après la première séance et avec quasiment aucun désagrément, ma tâche a commencé à se réduire.

guérison par la hijama

Tes conseils…

Le texte est long et j’en aurais beaucoup à dire !
Mais je me contenterai de ceci.
Ma maladie est rare mais beaucoup sont touchés.
Cette maladie peut apparaître à tout âge et je fais partie des rares chez qui elle est apparue après la naissance. J’ai donc, al hamdoulilah ! Une petite expérience. Elle touche la population asiatique, noire et maghrébine.
Alors, si la description vous évoque quelque chose ; suivez ces quelques conseils :

Protégez vous du soleil (la tâche fonce au soleil,  risque de cancer de la peau)

Interdiction d’aller aux UV

Consulter un dermatologue.

– Et pour finir, faîtes des hijamas avec une personne diplômée et si possible qu’elle soit du corps médical.

Mon dernier conseil : si vous avez eu le courage de lire ce long texte. Que vous vous sentez concernées.
Vous n’êtes pas seules, vous n’êtes pas moins bien qu’une autre personne. Mais Allah par sa grâce vous a favorisé.
En vous enseignant la patience dans l’épreuve, en vous effaçant vos péchés et en vous élevant.
Ne désespérerez jamais de la miséricorde d’Allah.

H. votre sœur qui vous aime fillah.

Fin.

Il est rapporté que le prophète ﷺ a dit :« Allah n’a pas fait descendre une maladie, sans avoir descendu en même temps son remède » (hadith authentique-as-Silsila as-Sahîha – n°451) C’est à Allah que nous demandons la guérison de tous nos malades et c’est Lui Le Seul et Unique Guérisseur.  

Muslimette

Laisser un commentaire