ASSANA DIABY, FABRICANTE DE PELUCHES : DECOUVREZ LES DOUDOUS MADE IN COTE D’IVOIRE

Fondatrice de DIAS PELUCHE, la 1ère Pelucherie Ivoirienne basée à Abidjan, Assana DIABY, est âgée de 29 ans Ivoirienne et mère d’une fille. Titulaire d’un Bachelor en Business Management, elle veut donner le meilleur d’elle-même et se battre pour le bien-être de sa famille dont elle est l’ainée. Cette self maker et courageuse femme a accepté de se confier à Afriquefemme.com pour partager son expérience.

Titulaire d’un Bachelor en Business Management, quelques années d’expériences en Communication puis en Assistanat de direction, et aujourd’hui entrepreneure. Dites-nous ce qui vous y a vraiment poussée ?

Avant d’aller plus loin, je voudrais préciser que je suis l’ainée d’une famille modeste et mère… Il est évident et impératif pour moi d’assumer mes responsabilités et de me battre pour ma famille. Cette responsabilité me pousse à entreprendre afin de pouvoir assurer mon indépendance financière d’une part.

D’autre part, parce que j’étais au chômage, il me fallait du boulot, après avoir postulé à plusieurs offres et participé à des entretiens d’embauches qui n’ont pas eu de suite favorable, je décide de me lancer dans l’entrepreneuriat.

Il y a des tissus et d’autres marques de pagne et, vous, vous avez opté pour le wax pour la fabrication des nounours. Pourquoi ce choix?

Il y a tellement de nounours qui sont fabriqués et mis sur le marché. Il était important pour moi de me démarquer en faisant peau neuve. Alors des doudous en Wax, c’est pour sortir de l’ordinaire, du commun qu’on a l’habitude de voir. Mieux, c’est parce que c’est aussi très joli, très original, très authentique et surtout très africain. C’est un marché qui est très porteur et qui intéresse beaucoup de personnes notamment pour des idées de cadeaux pendant les fêtes ponctuelles (Saint Valentin, Noël, Fêtes des Mères etc…) pour les acteurs de la décoration d’intérieur, pour des cadeaux de mariage, anniversaires, surprises etc…

Quels messages voulez-vous véhiculer à travers vos créations?

Les messages sont pluriels. C’est d’abord beaucoup d’amour, puis beaucoup d’attention, et beaucoup de bonheur à partager autour de nous, car on sait tout ce qu’un doudou peut représenter pour un enfant ou un parent. Un doudou, c’est un partenaire, un bien meilleur ami qui nous donne de bonnes raisons de faire des câlins et de ne pas se sentir seul. En tant que jeune entrepreneure, il y a certainement des obstacles à l’exercice de votre activité.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ?

La première difficulté, c’est dans les débuts et c’est l’inconnu du marché. C’était assez difficile de faire vendre mes doudous, bien que tout le monde trouvait cela beau. Ce qui était stressant, c’est l’attitude des revendeuses auprès de qui je me rapprochais pour écouler mes produits. Elles étaient vraiment sceptiques puisque sur le marché, on n’en avait jamais vu. Il fallait rapidement trouver un palliatif. Je me suis donc lancé à la vente en ligne via mon profil Facebook. Là encore, des embûches car quelques personnes trouvaient que ça pouvait faire peur aux enfants et d’autres choses encore, d’autres grognaient: « Encore du Wax, finalement on aura aussi des maisons en wax, de la pommade en wax etc… ».

Malgré tout, je n’ai pas baissé les bras parce que je croyais en mon projet et je me disais qu’un jour ça irait. À contrario, j’ai eu des encouragements de personnes qui ne me connaissaient même pas et cela m’a redonné espoir et m’a donné envie de continuer. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu, j’ai beaucoup de commandes et j’espère inonder le marché Ivoirien et toute l’Afrique de mes peluches un jour.

Mon souhait c’est de créer une grande pelucherie moderne, la 1 ère Ivoirienne et Africaine avec une production industrielle car il y’a la demande et je souhaiterais que les autorités de mon pays m’aident à concrétiser ce projet.

Mère célibataire, comment arrivez-vous à bien mener vos activités?

Ce n’est pas facile, mais avec une bonne organisation, on y arrive. Tout part de la volonté de réussir, d’atteindre mes objectifs et mon bébé a bien compris cela depuis sa naissance. Loin d’être un handicap, elle représente une très grande source de motivation.

C’est déjà Noël, que proposez-vous pour ces fêtes de fin d’année ?

Pour les fêtes de Noël, on propose toujours le modèle des oursons car c’est le plus demandé. C’est beaucoup de vente en ligne donc j’invite tout le monde à me suivre sur les différents réseaux sociaux et sur mon site web pour les commandes (DIAS PELUCHES et www.diaspeluches.com). Aussi, DIAS

PELUCHES participe à des Marchés de Noël organisés par plusieurs partenaires. D’où j’invite aussi les intéressés à s’y rendre pour plus de choix.

Y a-t-il une innovation à laquelle la clientèle doit s’attendre ?

Ouiii, bien sûr, présentement, on prépare d’autres modèles avec de plus beaux motifs de pagne Wax plein de couleurs. Et pour 2021, on proposera des doudous plats, des animaux, des doudous chauve-souris, des licornes, des chatons etc… en tout cas ce qui plaira à nos boudchou.

Le coût est-il accessible à tous ?

Rire !!! Oui bien sûr, mes tarifs sont accessibles à tous à des prix très raisonnables. Mes doudous sont disponibles à partir de 8.000F CFA et là c’est parce qu’on est encore à la production de façon artisanale. Ils pourraient être moins chers à la production industrielle parce que plus la quantité est grande, les coûts de l’achat des différentes matières sont aussi bas. On va y arriver car j’y crois fortement.

AfriqueFemme

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